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Biologie · Seconde · 4 min de lecture

Produire sans épuiser : comprendre les agrosystèmes

Définir la frontière d’un agrosystème, relier sols vivants et production, construire un bilan d’azote et comparer des pratiques sans confondre rendement et durabilité.

Chapitre du programme : Agrosystèmes et développement durable

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : une production qui exporte de la matière

Un agrosystème est un écosystème géré pour produire de la biomasse destinée, par exemple, à l’alimentation ou à des matériaux. Cultures, élevages et systèmes aquatiques n’ont pas tous le même fonctionnement. Une récolte retire de la matière : suivre seulement ce qui pousse ne suffit pas pour comprendre le système.

Définissez d’abord une frontière et une durée. Pour une parcelle comprenant sol et végétation, engrais et dépôts atmosphériques peuvent être des entrées d’azote ; récoltes et pertes vers l’eau ou l’air sont des sorties. La décomposition d’un résidu resté dans la parcelle transforme la matière déjà présente : c’est un transfert interne, pas une création d’azote.

Les végétaux chlorophylliens produisent leur matière organique à partir notamment du dioxyde de carbone, d’eau et de ressources minérales, grâce à l’énergie lumineuse. L’engrais n’est donc ni la source de tout leur carbone ni un substitut à la lumière.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : le sol est un milieu vivant

Le sol résulte de transformations de matériaux minéraux et de l’action du vivant. Il contient des particules, de l’eau, de l’air et de la matière organique. Sa structure influence l’infiltration et les possibilités d’enracinement. Des organismes fragmentent les débris ; des microorganismes contribuent à leur décomposition et à la libération d’éléments minéraux. Les racines et certains organismes participent aussi à la structuration des pores.

Les apports d’intrants, l’irrigation et la lutte contre les ravageurs peuvent soutenir une production, mais leurs effets dépendent du contexte et de la manière de les employer. Certaines pertes d’éléments nutritifs dégradent la qualité des eaux. L’érosion enlève une ressource qui se constitue lentement : un apport d’engrais ne reconstitue pas instantanément toute la structure d’un sol perdu.

La durabilité ne se résume pas au rendement d’une année. Comparez production, eau, sols, biodiversité, coûts et travail. Rotations, couverture des sols et gestion adaptée des apports peuvent contribuer à une amélioration ; aucun nom de technique ne garantit seul tous les résultats.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Étudier : conserver la frontière du bilan

Parcelle fictive sur un an. Entrées : 90 kg d’azote par hectare par fertilisation et 10 par dépôts atmosphériques. Sorties : 70 dans la récolte et 20 vers l’eau et l’air. Aucun autre flux externe n’est retenu.

La variation du stock total est 90 + 10 − 70 − 20 = +10 kg/ha. Si le stock initial était 300 kg/ha, le stock final serait 310 kg/ha dans ce modèle. Il ne serait pas égal à 10 : on distingue variation et stock.

Des résidus contenant 25 kg/ha d’azote restent dans le système. Les ajouter comme entrée compterait à nouveau de la matière déjà présente. Leur minéralisation peut changer la disponibilité de l’azote sans changer, à elle seule, le total de cet élément.

Analyse à rédiger et faire relire. Une seconde pratique donne un rendement voisin et moins de nitrates dans l’eau sortante. Proposez une conclusion limitée à ces indicateurs, puis demandez deux autres informations pour comparer la durabilité. Attendus : conserver période et conditions de comparaison ; demander, par exemple, coûts et état du sol ; ne pas proclamer une solution universelle. Une répétition pluriannuelle réduit la dépendance à une seule météo.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : distinguer flux et réserves

Dessinez un cadre « sol + végétaux ». À l’intérieur : stock total d’azote et flèche « résidus → décomposition → formes minérales ». À travers le cadre : deux flèches entrantes et deux sortantes selon l’exemple.

Ajoutez sur une autre ligne le trajet de l’énergie : lumière reçue, énergie stockée dans la biomasse, dissipation. Le recyclage d’un élément chimique ne signifie pas que toute l’énergie se recycle de la même façon. Ne mélangez pas kilogrammes d’azote, kilogrammes de biomasse et énergie.

Un bilan exige une frontière — Le sol et les végétaux constituent le système. Apports et dépôts sont des entrées, récoltes et pertes des sorties. Le recyclage des résidus se fait à l’intérieur de la frontière.
Un bilan exige une frontière · Ouvrir la figure en grand

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Sources

  • BO spécial du 22 janvier 2019, SVT seconde, pages 9–16 — https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/spe647annexe1063008pdf-82875.pdf
  • Éduscol, Agrosystèmes et développement durable, juin 2019 — https://eduscol.education.gouv.fr/sites/default/files/document/ra19lyceeg2svtagrosysteme1156428pdf-82929.pdf

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