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Géologie · Prépa 1re année · 20 min de lecture

Lire la structure du globe dans les ondes sismiques

Ondes de volume P et S, vitesses et milieux traversés, réfraction et réflexion aux discontinuités, hodochrones, discontinuité de Mohorovičić puis de Gutenberg, zone d'ombre des ondes P entre 103° et 143°, extinction des ondes S au-delà de 103° qui signe un noyau externe liquide, graine solide, profils de vitesse et de densité, distinction croûte / lithosphère / asthénosphère.

Chapitre du programme : La Terre, planète active

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : deux ondes, des vitesses, des milieux

Le forage le plus profond jamais réalisé dépasse à peine douze kilomètres ; le rayon terrestre en fait 6 3706\,370. Les temps de propagation des ondes constituent un moyen majeur d’étudier l’intérieur du globe ; gravimétrie, échantillons et expériences apportent aussi des contraintes. Ce chapitre apprend à lire ces chronomètres.

Deux ondes de volume. Un séisme émet des ondes P (premières, de compression : la matière vibre dans le sens de propagation, comme un ressort) et des ondes S (secondes, de cisaillement : la matière vibre perpendiculairement). Deux propriétés décident de tout :

  • dans les solides isotropes du modèle étudié, les P sont plus rapides que les S ; le rapport vaut environ 1,71{,}7 pour les vitesses crustales données ici (vP≈6,0v_P \approx 6{,}0 et vS≈3,5 km⋅s−1v_S \approx 3{,}5\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} dans la croûte continentale) ;
  • les S ne se propagent pas dans un liquide : un liquide n'oppose aucune résistance au cisaillement.

La vitesse dépend du milieu, pas de la profondeur. C'est la nature et l'état de la roche (rigidité, densité) qui fixent vv : environ 6 km⋅s−16\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} dans les granites et gneiss de la croûte, 8 km⋅s−18\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} dans la péridotite du manteau. Une discontinuité est un saut de vitesse ; sa profondeur est ce qu'on en déduit, pas sa définition.

Première lecture : une distance, pas une position unique. On adopte ici une source et un récepteur en surface, un milieu homogène et des trajets directs. La profondeur de la source est négligée. À une station située à la distance dd, les P arrivent à tP=d/vPt_P = d/v_P, les S à tS=d/vSt_S = d/v_S. Le retard tS−tP=d(1vS−1vP)t_S - t_P = d\left(\dfrac{1}{v_S} - \dfrac{1}{v_P}\right) est proportionnel à dd : le retard permet d’estimer une distance à la source dans ce modèle. Une seule station laisse un cercle de positions possibles autour d’elle ; si la profondeur n’est pas négligée, distance hypocentrale et distance épicentrale doivent être distinguées. À 100100 km : 1003,5−1006,0=28,6−16,7=11,9\dfrac{100}{3{,}5} - \dfrac{100}{6{,}0} = 28{,}6 - 16{,}7 = 11{,}9 s. Inversement, un retard de 2020 s signifie d=201/3,5−1/6,0=200,119=168d = \dfrac{20}{1/3{,}5 - 1/6{,}0} = \dfrac{20}{0{,}119} = 168 km. Dans ce modèle de surface, plusieurs stations bien disposées permettent de croiser les cercles ; les localisations réelles ajustent aussi la profondeur, le temps origine et les incertitudes.

Aux discontinuités : réflexion et réfraction. Pour le modèle de rayons retenu, une interface plane entre couches homogènes produit des branches réfléchies et réfractées. Pour une branche de même type, les angles obéissent à la relation de Snell :

sin⁡iv1=sin⁡rv2.\dfrac{\sin i}{v_1} = \dfrac{\sin r}{v_2}.

Comme v2>v1v_2 > v_1 en entrant dans le manteau, l'onde réfractée s'écarte de la normale ; avec v1=6,0v_1 = 6{,}0, v2=8,0v_2 = 8{,}0 et i=20°i = 20° : sin⁡r=86sin⁡20°=0,456\sin r = \dfrac{8}{6}\sin 20° = 0{,}456, r=27,1°r = 27{,}1°. Au-delà de l'angle critique ici_c tel que sin⁡ic=v1/v2=0,75\sin i_c = v_1/v_2 = 0{,}75, soit ic=48,6°i_c = 48{,}6°, cette branche transmise de même type n’est plus un rayon propagatif dans le modèle scalaire. On parle alors de réflexion totale pour cette branche ; une interface élastique réelle peut aussi convertir une partie de l’énergie entre P et S — ou, à l'incidence critique exactement, elle court le long de l'interface à la vitesse du milieu rapide et remonte : c'est l'onde réfractée critique (Pn), celle qui révèle le Moho.

Le Moho. En 1909, Mohorovičić remarque qu'au-delà d'une certaine distance, une onde P arrive avant l'onde directe : elle a fait un détour par un milieu plus rapide en profondeur. La discontinuité de Mohorovičić sépare la croûte (vP≈6v_P \approx 6) du manteau (vP≈8v_P \approx 8) : 3030 km en moyenne sous les continents (jusqu'à 7070 sous les chaînes), 77 km sous les océans. C'est une limite pétrographique : granite et gabbro au-dessus, péridotite en dessous.

L'hodochrone. On porte, pour chaque station, le temps d'arrivée en fonction de la distance épicentrale : c'est une hodochrone, temps en fonction de la distance, pas un trajet dans le globe. Une onde directe dans un milieu homogène donne une droite de pente 1/v1/v passant par l'origine ; une onde réfractée critique, une droite de pente 1/v21/v_2 plus faible mais décalée vers le haut. Là où les deux droites se croisent, la réfractée prend l'avance — c'est la distance de croisement, dont le bloc suivant tire la profondeur du Moho.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : du Moho au noyau, et la zone d'ombre

Mesurer le Moho par la réfléchie. Explosion en surface, station à la distance dd, Moho horizontal à la profondeur hh. L'onde réfléchie (PmP) descend, se réfléchit à mi-chemin et remonte : trajet 2h2+(d/2)22\sqrt{h^{2} + (d/2)^{2}} — et c'est bien le trajet le plus court parmi tous les points de réflexion possibles (principe de Fermat, vérifié par calcul). Avec h=30h = 30 km, d=100d = 100 km, vP=6,0 km⋅s−1v_P = 6{,}0\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} : trajet 2900+2 500=116,62\sqrt{900 + 2\,500} = 116{,}6 km, temps 19,4419{,}44 s, contre 16,6716{,}67 s pour l'onde directe. À l'inverse, mesurer 19,4419{,}44 s à 100100 km donne h=(vPt/2)2−(d/2)2=58,32−502=30,0h = \sqrt{(v_P t/2)^{2} - (d/2)^{2}} = \sqrt{58{,}3^{2} - 50^{2}} = 30{,}0 km. C'est la sismique réflexion, outil des géophysiciens et des pétroliers.

Mesurer le Moho par la réfractée. L'onde Pn descend sous l'incidence critique ici_c, court le long du Moho à v2v_2, remonte sous le même angle. Son temps d'arrivée à la distance xx est

tPn=xv2+2hcos⁡icv1,t_{Pn} = \dfrac{x}{v_2} + \dfrac{2h\cos i_c}{v_1},

une branche affine, dans le domaine où le trajet critique est géométriquement possible, de pente 1/v21/v_2 et d’ordonnée à l’origine 2hcos⁡icv1\dfrac{2h\cos i_c}{v_1} (le « temps d'intercept », qui contient hh). L'onde directe Pg donne tPg=x/v1t_{Pg} = x/v_1. Les deux se croisent à la distance de croisement

xc=2hv2+v1v2−v1.x_c = 2h\sqrt{\dfrac{v_2 + v_1}{v_2 - v_1}}.

Le trajet critique à deux segments inclinés n’existe que pour x≥2htan⁡icx \geq 2h\tan i_c ; en deçà, la droite n’est qu’un prolongement mathématique. Avec h=30h = 30, v1=6,0v_1 = 6{,}0, v2=8,0v_2 = 8{,}0 : cos⁡ic=0,661\cos i_c = 0{,}661, intercept 6,616{,}61 s, et xc=6014/2=158,7x_c = 60\sqrt{14/2} = 158{,}7 km. Au-delà, Pn arrive la première : à 300300 km, 44,144{,}1 s contre 50,050{,}0 s. Un réseau de stations donne xcx_c et les deux pentes, donc v1v_1, v2v_2 et hh : c'est exactement ce qu'a fait Mohorovičić.

Croûte, lithosphère, asthénosphère. Le Moho est une limite de nature (croûte / manteau). La lithosphère est une limite de comportement mécanique : la couche rigide, croûte et manteau supérieur, épaisse d'environ 100100 km, qui repose sur l'asthénosphère, manteau plus chaud, ductile, où les ondes S ralentissent légèrement (zone de faible vitesse, vers 100100-200200 km). Deux découpages, deux critères : le Moho est dans la lithosphère. Ductile ne veut pas dire liquide : les ondes S traversent tout le manteau.

Le noyau : Gutenberg. À 2 9002\,900 km, vPv_P chute brutalement de 13,713{,}7 à 8 km⋅s−18\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} environ, et les ondes S disparaissent : le noyau externe est liquide (fer et nickel fondus). Conséquence pour les P : réfractées vers la normale à l'entrée d'un milieu plus lent, elles sont déviées vers le centre, et aucune onde P directe n'atteint la surface entre 103°103° et 143°143° de distance angulaire à l'épicentre : c'est la zone d'ombre des ondes P. Ce n'est pas une absence de séisme, ni un défaut d'enregistrement : c'est une réfraction. Les S, elles, manquent partout au-delà de 103°103° — la zone d'ombre des S couvre tout l'hémisphère opposé.

La graine : Lehmann. Dans la zone d'ombre arrivent pourtant de faibles ondes P, en 1936 inexplicables. Inge Lehmann montre qu'elles sont réfléchies sur une surface intérieure au noyau : à 5 1505\,150 km, le noyau interne ou graine, solide (la pression l'emporte sur la température), où les P réaccélèrent. Rayon 1 2201\,220 km.

Profils de vitesse et de densité. Le modèle de référence (PREM) donne, avec la profondeur : vPv_P croissant dans le manteau de 88 à 13,7 km⋅s−113{,}7\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} (la pression rigidifie), chute à Gutenberg, remontée dans la graine ; vSv_S croissante puis nulle entre 2 9002\,900 et 5 1505\,150 km ; densité de 2,72{,}7-3,33{,}3 en surface à environ 1313 au centre. Le globe se lit ainsi : deux sauts majeurs (Moho, Gutenberg), un saut secondaire (Lehmann), et entre eux des couches où la vitesse croît continûment.

Ce que les ondes ne disent pas seules. Une vitesse ne donne pas une composition : c'est la pétrologie (péridotites remontées, météorites, expériences à haute pression) qui met des minéraux sur les couches. La sismologie donne la géométrie et l'état ; la chimie vient d'ailleurs.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : une explosion, trois ondes, un Moho

Énoncé. Une explosion est déclenchée à la surface d'un continent. La croûte, d'épaisseur h=30h = 30 km, propage les ondes P à v1=6,0 km⋅s−1v_1 = 6{,}0\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} et les ondes S à vS=3,5 km⋅s−1v_S = 3{,}5\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} ; le manteau sous-jacent propage les P à v2=8,0 km⋅s−1v_2 = 8{,}0\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} (valeurs adoptées, Moho horizontal). Une station est à d=100d = 100 km.

  1. Calculer le retard tS−tPt_S - t_P à cette station.
  2. Calculer le temps d'arrivée de l'onde P directe et celui de l'onde P réfléchie sur le Moho.
  3. Une onde P atteint le Moho sous l'incidence i=20°i = 20° : calculer l'angle de réfraction dans le manteau, puis l'angle critique.
  4. À partir de quelle distance l'onde réfractée critique arrive-t-elle avant l'onde directe ?

---

1. Retard S − P. tP=1006,0=16,67t_P = \dfrac{100}{6{,}0} = 16{,}67 s et tS=1003,5=28,57t_S = \dfrac{100}{3{,}5} = 28{,}57 s :

tS−tP=11,9t_S - t_P = 11{,}9 s.

Le retard croît de 0,1190{,}119 s par kilomètre : c’est la proportionnalité qui fournit une distance dans le modèle à profondeur négligée, pas l’azimut de l’épicentre depuis une seule station. (Les S traversent la croûte, solide ; elles ne traverseraient pas un noyau liquide.)

2. Directe et réfléchie. Directe : tPg=16,67t_{Pg} = 16{,}67 s. Réfléchie : elle touche le Moho à mi-distance (Fermat : c'est le trajet de temps minimal), trajet 2h2+(d/2)2=2302+502=2×58,31=116,62\sqrt{h^{2} + (d/2)^{2}} = 2\sqrt{30^{2} + 50^{2}} = 2 \times 58{,}31 = 116{,}6 km :

tPmP=116,66,0=19,44t_{PmP} = \dfrac{116{,}6}{6{,}0} = 19{,}44 s, soit 2,82{,}8 s après la directe.

Contrôle inverse : h=(6,0×19,44/2)2−502=3 401−2 500=30,0h = \sqrt{(6{,}0 \times 19{,}44/2)^{2} - 50^{2}} = \sqrt{3\,401 - 2\,500} = 30{,}0 km. ✓\checkmark La réfléchie arrive toujours après la directe, d'autant plus tard que le Moho est profond.

3. Réfraction et angle critique. Snell-Descartes avec v2>v1v_2 > v_1 :

sin⁡r=v2v1sin⁡i=8,06,0sin⁡20°=1,333×0,342=0,456,r=27,1°.\sin r = \dfrac{v_2}{v_1}\sin i = \dfrac{8{,}0}{6{,}0}\sin 20° = 1{,}333 \times 0{,}342 = 0{,}456, \qquad r = 27{,}1°.

L'onde s'écarte de la normale en entrant dans le milieu rapide. Angle critique : sin⁡ic=v1v2=0,75\sin i_c = \dfrac{v_1}{v_2} = 0{,}75, ic=48,6°i_c = 48{,}6°. Pour i=50°i = 50°, sin⁡r\sin r vaudrait 1,021{,}02 : impossible pour la branche transmise P/P propagative de ce modèle ; cela n’exclut pas les conversions P/S d’une interface élastique réelle.

4. Croisement Pn / Pg. Pn descend sous ici_c, court le long du Moho à v2v_2, remonte : tPn(x)=x8,0+2×30×cos⁡48,6°6,0=x8,0+6,61t_{Pn}(x) = \dfrac{x}{8{,}0} + \dfrac{2 \times 30 \times \cos 48{,}6°}{6{,}0} = \dfrac{x}{8{,}0} + 6{,}61 s. Pg : tPg(x)=x6,0t_{Pg}(x) = \dfrac{x}{6{,}0}. Égalité :

x(16,0−18,0)=6,61⟹xc=6,610,0417≈159 km.x\left(\dfrac{1}{6{,}0} - \dfrac{1}{8{,}0}\right) = 6{,}61 \quad \Longrightarrow \quad x_c = \dfrac{6{,}61}{0{,}0417} \approx 159\ \mathrm{km}.

Formule directe : xc=2hv2+v1v2−v1=607=158,7x_c = 2h\sqrt{\dfrac{v_2 + v_1}{v_2 - v_1}} = 60\sqrt{7} = 158{,}7 km. ✓\checkmark À 300300 km, Pn arrive à 44,144{,}1 s et Pg à 50,050{,}0 s : sur l'hodochrone, la droite de Pn, moins pentue, a pris le dessus.

Lecture. Dans le modèle choisi, le retard S−P fournit une distance si les vitesses sont connues. Une réfléchie identifiée, sa durée, la distance et la vitesse crustale permettent d’estimer la profondeur d’un Moho horizontal. Plusieurs stations et des phases correctement identifiées contraignent le modèle ; elles ne garantissent pas, sans ces hypothèses, une solution unique. L’hodochrone représente des temps, pas des trajets.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : la coupe du globe que les ondes ont dessinée

Figure (fig.geology.globe-structure-textures, figure programmatique de la leçon de lycée sur la structure du globe, réutilisée ici parce que chaque trait de cette coupe est une conclusion sismologique) : une coupe radiale et deux loupes.

  • La coupe. Un quart de disque à l'échelle (0,0360{,}036 px par km, rayon 6 3706\,370 km), avec une échelle des profondeurs le long du rayon : 00 ; 3030 km, le Moho, dessiné épais et marqué « non à l'échelle » ; 2 9002\,900 km, Gutenberg ; 5 1505\,150 km, Lehmann ; 6 3706\,370 km, le centre. Quatre couches distinguées par des hachures et un état écrit : croûte, solide ; manteau, solide et ductile en partie ; noyau externe, liquide, avec le cartouche « les ondes S ne passent pas » ; noyau interne, solide. Pour cette leçon : lisez chaque frontière comme un saut de vitesse. Le Moho est le saut de 66 à 8 km⋅s−18\ \mathrm{km \cdot s^{-1}} des ondes P, trouvé par le croisement Pn/Pg ; Gutenberg est la chute de vPv_P et l'extinction des S — le cartouche est la preuve du liquide ; Lehmann est la remontée de vPv_P trouvée par des ondes réfléchies dans la zone d'ombre. L'épaisseur exagérée du Moho dit honnêtement qu'à cette échelle, 3030 km sur 6 3706\,370 ne se verraient pas : la croûte est une pellicule.
  • L'accolade lithosphère. Elle chevauche le Moho, « environ 100100 km, rigide », elle aussi exagérée. Pour cette leçon, c'est le piège n° 1 dessiné : deux découpages qui ne coïncident pas. Le Moho (nature de la roche) est dans la lithosphère (comportement mécanique), et la base de la lithosphère, l'asthénosphère, ne se voit pas comme un saut mais comme un léger ralentissement des ondes S.
  • Les pastilles et les loupes. Masses volumiques 2,72{,}7 / 2,92{,}9 / 3,3 g⋅cm−33{,}3\ \mathrm{g \cdot cm^{-3}} (croûte continentale, océanique, manteau) ; texture grenue du granite et du gabbro, exemples de cristallisation lente d’un magma ; les péridotites mantelliques peuvent être des résidus de fusion partielle et ne se déduisent pas de ce seul scénario ; texture microlithique du basalte, refroidi vite en surface. Pour cette leçon : la sismologie donne des vitesses, la pétrologie met des roches dessus — péridotite pour le manteau parce que les propriétés mesurées de cette roche sont compatibles avec les vitesses adoptées, et parce qu'on en trouve remontée dans les ophiolites. Les deux disciplines se répondent ; aucune ne suffit seule.

Ce que la figure ne montre pas, et qu'il faut se représenter : les ondes elles-mêmes — aucun rai sismique n'est tracé ; la zone d'ombre des P entre 103°103° et 143°143°, qui est une conséquence de la réfraction à Gutenberg et qui exigerait un globe entier ; les hodochrones, courbes de temps qui ne sont pas des trajets ; les profils continus de vitesse et de densité entre les discontinuités ; et le manteau océanique, où le Moho est à 77 km. La figure est la réponse ; cette leçon est la méthode qui l'a obtenue.

Structure du globe en coupe radiale, masses volumiques, et deux textures de roches magmatiques — À gauche, une coupe radiale de la Terre en quart de disque, centre en bas à gauche, surface en arc en haut à droite, à l'échelle de 0,036 pixe…
Structure du globe en coupe radiale, masses volumiques, et deux textures de roches magmatiques · Ouvrir la figure en grand

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Sources

  • EPA — Seismic Refraction : couches horizontales, distance critique et distance de croisement — https://www.epa.gov/environmental-geophysics/seismic-refraction
  • EPA CLU-IN — Seismic Reflection and Refraction : réflexion, transmission et conversion selon incidence et propriétés des couches — https://www.cluin.org/characterization/technologies/default2.focus/sec/Geophysical_Methods/cat/Seismic_Reflection_and_Refraction/
  • EarthScope IRIS — Triangulation : distances et cercles de plusieurs stations — https://www.iris.edu/app/triangulation/
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de BCPST 1re année (SVT et mathématiques)
  • F. Press, R. Siever, Comprendre la Terre, De Boeck
  • C. Pomerol, Y. Lagabrielle, M. Renard, S. Guillot, Éléments de géologie, Dunod

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