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Mathématiques · Prépa 1re année · 17 min de lecture

Convergence d'une suite : la définition quantifiée

Définition de la limite avec les quantificateurs (pour tout epsilon > 0, il existe un rang N tel que pour tout n ≥ N, l'écart au but reste plus petit que epsilon), unicité de la limite, suites bornées, négation de la convergence, théorème de la limite monotone et suites adjacentes.

Chapitre du programme : Analyse

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : « tend vers » écrit en inégalités

Dans les leçons précédentes, vous écriviez lim⁡un=ℓ\lim u_n = \ell et vous disiez : « les termes se rapprochent de ℓ\ell ». Cette phrase suffisait pour calculer, elle ne suffit plus pour démontrer. Que veut dire « se rapprocher » ? Plus près que quoi ? À partir de quand ? Toute l'analyse du supérieur commence par répondre à ces trois questions d'un seul coup, avec des inégalités et deux quantificateurs.

Définition. La suite (un)(u_n) converge vers ℓ∈R\ell \in \mathbb{R} lorsque

∀ε>0, ∃N∈N, ∀n≥N, ∣un−ℓ∣<ε.\forall \varepsilon > 0,\ \exists N \in \mathbb{N},\ \forall n \ge N,\ |u_n - \ell| < \varepsilon.

On note alors lim⁡n→+∞un=ℓ\lim\limits_{n \to +\infty} u_n = \ell, et on dit que (un)(u_n) est convergente. Une suite qui ne converge vers aucun réel est divergente.

Lire la formule dans l'ordre, c'est la comprendre. Elle se lit comme un jeu à deux joueurs, et l'ordre des quantificateurs est l'ordre des coups.

  • ∀ε>0\forall \varepsilon > 0 : votre interlocuteur choisit une exigence de précision, aussi sévère qu'il le veut — 10−310^{-3}, 10−1510^{-15}, ce qu'il veut, pourvu que ce soit strictement positif.
  • ∃N∈N\exists N \in \mathbb{N} : vous répondez par un rang, et vous avez le droit de le choisir après avoir vu ε\varepsilon. C'est le point décisif : NN peut dépendre de ε\varepsilon. Le plus petit rang admissible ne diminue pas lorsque l’exigence devient plus stricte ; un choix quelconque de rangs n’a pas forcément cette monotonie. Une suite stationnaire peut garder le même rang pour toutes les précisions. On écrit souvent NεN_\varepsilon pour s'en souvenir.
  • ∀n≥N\forall n \ge N : à partir de ce rang, l'inégalité doit tenir pour tous les termes suivants, sans exception ni rechute. Un seul terme qui ressort de la bande, si loin soit-il, et ce rang proposé ne convient pas.
  • ∣un−ℓ∣<ε|u_n - \ell| < \varepsilon : l'écart entre le terme et la limite, mesuré par une valeur absolue, reste sous l'exigence. De façon équivalente, unu_n appartient à l'intervalle ]ℓ−ε ; ℓ+ε[\left]\ell - \varepsilon\ ;\ \ell + \varepsilon\right[ — la bande de demi-largeur ε\varepsilon autour de ℓ\ell.

Une seule phrase, quatre pièges d'écriture. Échanger les deux premiers quantificateurs donne « ∃N,∀ε>0,∀n≥N,∣un−ℓ∣<ε\exists N, \forall \varepsilon > 0, \forall n \ge N, |u_n - \ell| < \varepsilon » : cette proposition dit que tous les termes de rang ≥N\ge N sont à une distance de ℓ\ell plus petite que tout réel strictement positif, donc qu'ils sont égaux à ℓ\ell. Elle décrit précisément une suite égale à ℓ\ell à partir d’un certain rang, cas particulier de suite convergente. Remplacer seulement le dernier quantificateur par ∃n⩾N\exists n\geqslant N, en gardant ∃N\exists N, ne définit pas une valeur d’adhérence : un seul terme égal à ℓ\ell pourrait suffire. Pour exprimer des retours arbitrairement tardifs, il faut ∀ε>0,∀N,∃n⩾N:∣un−ℓ∣<ε\forall\varepsilon>0,\forall N,\exists n\geqslant N:|u_n-\ell|<\varepsilon. Par exemple (−1)n(-1)^n revient à 1 arbitrairement tard sans converger. Écrire ≤ε\le \varepsilon au lieu de << ne change rien (si l'écart est <ε/2< \varepsilon/2 il est ≤ε\le \varepsilon, et réciproquement en changeant d'ε\varepsilon) : les deux versions définissent la même notion, et vous pouvez utiliser la version la plus pratique. Enfin, exiger le plus petit NN possible n'est jamais demandé par la définition : n'importe quel rang qui marche démontre la convergence.

Ce que cela change concrètement. Pour prouver qu'une suite converge vers ℓ\ell, on ne raisonne plus par analogie : on part d'un ε>0\varepsilon > 0 quelconque, on majore ∣un−ℓ∣|u_n - \ell|, on résout l'inégalité en nn, et on exhibe un rang. La démonstration a désormais une forme fixe, et c'est cette forme que la leçon apprend à écrire.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : ce que la définition permet de démontrer

Une définition ne vaut que par les théorèmes qu'elle donne. Voici plusieurs conséquences : certaines se démontrent directement par cette définition ; la limite monotone utilise aussi la propriété de la borne supérieure de R\mathbb R.

L'unicité de la limite. Une suite convergente a une seule limite. Supposons qu'elle converge à la fois vers ℓ\ell et vers ℓ′\ell' avec ℓ≠ℓ′\ell \neq \ell', et prenons ε=∣ℓ−ℓ′∣2\varepsilon = \dfrac{|\ell - \ell'|}{2}, qui est strictement positif. La définition fournit un rang N1N_1 à partir duquel ∣un−ℓ∣<ε|u_n - \ell| < \varepsilon, et un rang N2N_2 à partir duquel ∣un−ℓ′∣<ε|u_n - \ell'| < \varepsilon. Pour n≥max⁡(N1,N2)n \ge \max(N_1, N_2), l'inégalité triangulaire donne

∣ℓ−ℓ′∣≤∣ℓ−un∣+∣un−ℓ′∣<ε+ε=∣ℓ−ℓ′∣,|\ell - \ell'| \le |\ell - u_n| + |u_n - \ell'| < \varepsilon + \varepsilon = |\ell - \ell'|,

c'est-à-dire ∣ℓ−ℓ′∣<∣ℓ−ℓ′∣|\ell - \ell'| < |\ell - \ell'| : absurde. Donc ℓ=ℓ′\ell = \ell'. Remarquez la mécanique, qui resservira sans cesse : on choisit un ε\varepsilon particulier, fabriqué à partir des données du problème, et on prend le maximum de deux rangs pour faire tenir deux inégalités en même temps.

Toute suite convergente est bornée. Appliquons la définition avec ε=1\varepsilon = 1 : il existe NN tel que, pour n≥Nn \ge N, ∣un−ℓ∣<1|u_n - \ell| < 1, donc ∣un∣<∣ℓ∣+1|u_n| < |\ell| + 1. Restent les termes de rang 00 à N−1N - 1, en nombre fini : ils admettent un plus grand module. La suite est donc majorée en valeur absolue par max⁡(∣u0∣,…,∣uN−1∣,∣ℓ∣+1)\max\left(|u_0|, \ldots, |u_{N-1}|, |\ell| + 1\right) si N>0N>0 ; si N=0N=0, le seul majorant ∣ℓ∣+1|\ell|+1 suffit. La réciproque est fausse, et le contre-exemple tient en trois symboles : un=(−1)nu_n = (-1)^n est bornée et n'a pas de limite.

Nier la convergence. Nier une proposition quantifiée, c'est échanger chaque « pour tout » en « il existe », chaque « il existe » en « pour tout », et nier l'inégalité finale. « (un)(u_n) ne converge pas vers ℓ\ell » s'écrit donc

∃ε>0, ∀N∈N, ∃n≥N, ∣un−ℓ∣≥ε.\exists \varepsilon > 0,\ \forall N \in \mathbb{N},\ \exists n \ge N,\ |u_n - \ell| \ge \varepsilon.

En clair : il existe une exigence de précision que la suite viole encore, aussi loin qu'on aille. Sur un=(−1)nu_n = (-1)^n et ℓ=1\ell = 1 : prenez ε=1\varepsilon = 1 ; quel que soit NN, il existe un rang impair n≥Nn \ge N, et pour celui-là ∣(−1)n−1∣=2≥1|(-1)^n - 1| = 2 \ge 1. La suite ne converge donc pas vers 11 ; pour un réel ℓ\ell quelconque, l’une des distances ∣1−ℓ∣|1-\ell| et ∣−1−ℓ∣|-1-\ell| est au moins 1 ; la parité correspondante donne des écarts au moins 1 arbitrairement tard, donc aucune limite réelle.

Le théorème de la limite monotone. Une suite croissante et majorée converge, et sa limite est la borne supérieure ℓ=sup⁡{un}\ell = \sup\lbrace u_n \rbrace de l'ensemble de ses termes. La démonstration est le premier usage sérieux de la propriété de la borne supérieure de R\mathbb{R} : par définition du sup, ℓ−ε\ell - \varepsilon n'est pas un majorant, donc il existe un rang NN tel que uN>ℓ−εu_N > \ell - \varepsilon ; par croissance, tous les termes suivants sont eux aussi >ℓ−ε> \ell - \varepsilon ; et ils sont tous ≤ℓ\le \ell. Donc ∣un−ℓ∣<ε|u_n - \ell| < \varepsilon pour n≥Nn \ge N. Notez ce qui est remarquable : on démontre l'existence d'une limite sans la connaître. Une suite croissante non majorée, elle, tend vers +∞+\infty.

Suites adjacentes. Deux suites (an)(a_n) croissante et (bn)(b_n) décroissante telles que bn−an→0b_n - a_n \to 0 sont dites adjacentes : elles convergent vers une même limite ℓ\ell, et pour tout nn, an≤ℓ≤bna_n \le \ell \le b_n. En effet bn−anb_n-a_n est décroissante et de limite0, donc positive ou nulle. Ainsi an⩽bna_n\leqslant b_n. On applique alors la convergence monotone : (an)(a_n) est croissante et majorée par b0b_0, (bn)(b_n) est décroissante et minorée par a0a_0.

Le cas des limites infinies. La même grammaire s'écrit sans valeur absolue : un→+∞u_n \to +\infty signifie ∀A∈R, ∃N, ∀n≥N, un>A\forall A \in \mathbb{R},\ \exists N,\ \forall n \ge N,\ u_n > A. Le rôle de « aussi petit qu'on veut » est tenu par « aussi grand qu'on veut ». Toutes les fautes de quantificateurs se transposent telles quelles.

Et en pratique ? Trois familles couvrent l'essentiel des exercices, parce que leur écart à la limite se calcule exactement :

Tableau : Famille, Terme général, Limite, Écart exact
FamilleTerme généralLimiteÉcart exact
homographiquean+bn+d\dfrac{an + b}{n + d}aa∣b−ad∣∣n+d∣\dfrac{|b-ad|}{|n+d|}, pour n+d≠0n+d\neq0
géométriqueA q nA\,q^{\,n} avec ∣q∣<1\lvert q \rvert < 100∣A∣ ∣q∣n|A|\,|q|^n
« de Riemann »ℓ+Anp\ell + \dfrac{A}{n^{p}} avec p>0p > 0ℓ\ell∣A∣np\dfrac{|A|}{n^p}, pour n⩾1n\geqslant1

Pour l’homographique, à partir d’un rang où n+d>0n+d>0, l’écart est décroissant au sens large ; il est strictement décroissant si b−ad≠0b-ad\neq0. Pour la géométrique, on traite séparément q=0q=0 et A=0A=0 ; avec A≠0A\neq0 et 0<∣q∣<10<|q|<1, l’écart décroît strictement. Pour la dernière famille, c’est strict si A≠0A\neq0. La décroissance est une méthode suffisante pour contrôler toute la suite ; une majoration valable pour chaque n⩾Nn\geqslant N peut aussi suffire, même si l’écart oscille.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : un écart qui oscille mais converge

Pour n⩾0n\geqslant0, soit un=2+(−1)n/(n+1)+1/(n+1)2u_n=2+(-1)^n/(n+1)+1/(n+1)^2. Son écart à 2 n’est pas monotone : il faut justifier les rangs par un argument sur tous les successeurs.

Majorer. Par l’inégalité triangulaire,

∣un−2∣⩽1n+1+1(n+1)2⩽2n+1.|u_n-2|\leqslant\frac1{n+1}+\frac1{(n+1)^2}\leqslant\frac2{n+1}.

Pour un ε>0\varepsilon>0 donné, choisissons N=⌈2/ε⌉N=\lceil2/\varepsilon\rceil. Si n⩾Nn\geqslant N, alors n+1>2/εn+1>2/\varepsilon, donc ∣un−2∣<ε|u_n-2|<\varepsilon. Cela prouve la convergence sans calculer le rang optimal.

Rang optimal pour ε=1/10\varepsilon=1/10. Au rang9, impair, l’écart vaut 1/10−1/100=9/100<1/101/10-1/100=9/100<1/10. Pour n⩾10n\geqslant10, la majoration plus fine vaut au plus 1/11+1/121=12/121<1/101/11+1/121=12/121<1/10, car 120<121. Tous les rangs dès9 conviennent. Au rang8, l’écart vaut 1/9+1/81=10/81>1/101/9+1/81=10/81>1/10, car 100>81. Aucun N⩽8N\leqslant8 ne convient : le plus petit est9.

Pourquoi le seul test ne suffit pas. Au rang7, l’écart vaut 1/8−1/64=7/64>1/101/8-1/64=7/64>1/10 ; au rang9 il vaut 0,09, puis au rang 10 il remonte à 12/121≈0,09917, tout en restant sous la tolérance. L’écart peut remonter localement sans empêcher la convergence. La preuve s’appuie sur la majoration de tous les successeurs, pas sur une monotonie inexistante.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : la bande d'epsilon et le rang N

Figure (fig.math.convergence-definition, SVG programmatique existant) : deux repères côte à côte, la même suite, deux exigences.

  • Panneau gauche — ε\varepsilon « large ». Axe horizontal : le rang nn, gradué de 00 à 3030, à partir de zéro. Axe vertical : unu_n, gradué de 2,42{,}4 à 3,23{,}2. Les termes de la suite un=3n+5n+2u_n = \dfrac{3n + 5}{n + 2} sont marqués par des disques : u0=2,5u_0 = 2{,}5, u1=83≈2,67u_1 = \dfrac{8}{3} \approx 2{,}67, u2=2,75u_2 = 2{,}75, puis la suite monte vers 33 en restant toujours en dessous. Une droite horizontale continue en y=3y = 3 porte l'étiquette « ℓ=3\ell = 3 ». Une bande grisée ]3−ε ; 3+ε[\left]3 - \varepsilon\ ;\ 3 + \varepsilon\right[ avec ε=0,1\varepsilon = 0{,}1 traverse tout le panneau, ses deux bords en pointillés et étiquetés « ℓ−ε\ell - \varepsilon » et « ℓ+ε\ell + \varepsilon ». L'écart valant 1n+2\dfrac{1}{n+2}, le terme u8=2910=2,9u_8 = \dfrac{29}{10} = 2{,}9 tombe exactement sur le bord inférieur de la bande (écart 0,10{,}1, pas strictement plus petit) : il est dessiné sur le trait, évidé, avec la mention « bord exclu ». Le premier terme réellement dans la bande est u9=3211u_9 = \dfrac{32}{11}, écart 111\dfrac{1}{11} : il est entouré d'un cercle épais et signalé par une flèche verticale montant de l'axe, étiquette « N=9N = 9 ». Les disques de rang ≥9\ge 9 sont pleins, ceux de rang <9< 9 sont évidés — la distinction ne repose donc pas sur la couleur.
  • Panneau droit — ε\varepsilon dix fois plus petit. Le même repère, mais avec un axe horizontal gradué jusqu'à 120120 et une bande de demi-largeur ε=0,01\varepsilon = 0{,}01, beaucoup plus fine. Là encore le rang 9898 tombe pile sur le bord (écart 1100\dfrac{1}{100}) et le premier terme intérieur est u99u_{99}, écart 1101\dfrac{1}{101} : étiquette « N=99N = 99 ». Une accolade sous l'axe relie les deux panneaux avec la mention « exigence divisée par 1010, rang multiplié par 1111 ».
  • Bandeau du bas — la faute de quantificateurs, en image. Deux miniatures. À gauche, une suite qui entre dans la bande au rang NN et n'en ressort plus : mention « pour chaque largeur : rester après un rang ». À droite, une suite qui entre dans la bande, en ressort, y revient, en ressort encore, indéfiniment : mention « sorties arbitrairement tardives de cette bande : pas de convergence vers ℓ\ell ». Aucune valeur numérique sur cette seconde miniature — c'est une allure, pas une mesure.

Ce qu'il faut lire. La bande matérialise ε\varepsilon, le rang entouré matérialise NN, et le fait que plus aucun disque ne sorte de la bande après lui matérialise le « pour tout n≥Nn \ge N ». Passer d'un panneau à l'autre montre en une image la seule chose que l'ordre des quantificateurs affirme : la bande rétrécit, le rang recule, et il n'existe pas de rang qui convienne pour toutes les bandes à la fois.

La figure en détail : la figure comprend deux graphiques et deux vignettes. Dans le premier graphique, les termes d'une suite sont représentés par des points en fonction de leur rang ; ils montent en se rapprochant d'une droite horizontale qui figure la limite. Une bande horizontale centrée sur cette droite représente la tolérance choisie ; le premier point qui entre dans la bande est entouré et son rang est indiqué sous l'axe, et tous les points suivants restent dans la bande. Le second graphique montre la même suite avec une bande dix fois plus fine : le premier point qui y entre est bien plus loin, et son rang est indiqué de la même manière. Une accolade souligne que réduire la tolérance repousse le rang. En bas, deux petites vignettes opposent une suite qui entre dans la bande et n'en ressort plus, ce qui correspond à la convergence, et une suite qui entre et ressort de la bande indéfiniment, ce qui n'y correspond pas.

Convergence d’une suite : pour tout ε, il existe un rang N à partir duquel tous les termes restent dans la bande ]ℓ − ε ; ℓ + ε[ — Deux repères côte à côte, la même suite uₙ = (3n + 5)/(n + 2) = 3 − 1/(n + 2), deux exigences.
Convergence d’une suite : pour tout ε, il existe un rang N à partir duquel tous les termes restent dans la bande ]ℓ − ε ; ℓ + ε[ · Ouvrir la figure en grand

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Sources

  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de mathématiques de la classe de MPSI, partie « Nombres réels et suites numériques » (définition de la limite, unicité, suites monotones, suites adjacentes)
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de mathématiques de la classe de PCSI, partie « Suites numériques »
  • J.-M. Monier, Analyse MPSI, Dunod — chapitre sur les suites numériques
  • OpenStax, Calculus Volume2, 5.1 — convergence, suites bornées et convergence monotone : https://openstax.org/books/calculus-volume-2/pages/5-1-sequences
  • Jiří Lebl, Basic Analysis, 2.1 — définition quantifiée, unicité, bornitude et convergence monotone : https://www.jirka.org/ra/html/sec_seqsandlims.html

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