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Physique · Prépa 1re année · 18 min de lecture

L'oscillateur harmonique : période, énergie, phase

Système masse-ressort, équation ẍ + ω₀² x = 0, pulsation propre, solution sinusoïdale, énergie ; pendule simple aux petits angles.

Chapitre du programme : Mécanique

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : un rappel proportionnel à l'écart

Un chariot relié à un ressort effectue des allers-retours. Un dispositif réel s’amortit et sa période peut varier. Modèle étudié : masse ponctuelle ou translation sans rotation, ressort linéaire de masse négligeable dans sa plage élastique, extrémité fixe, masse et raideur constantes, référentiel assimilé galiléen et pertes négligées. Dans ce modèle harmonique, une oscillation non nulle garde la même période quelle que soit son amplitude, tant que les hypothèses restent valides.

La cause : une force de rappel linéaire. Un ressort de raideur kk, allongé ou comprimé de xx à partir de sa longueur naturelle, exerce sur la masse la force

Fx=−k x(loi de Hooke),F_x = -k\,x \qquad (\text{loi de Hooke}),

dirigée vers la position d'équilibre — d'où le signe moins — et d'intensité proportionnelle à l'écart. Plus on s'éloigne, plus le rappel est fort ; exactement dans le même rapport.

La mise en équation. Le chariot de masse mm glisse horizontalement, sans frottement. Le poids et la réaction du support sont verticaux et se compensent ; la seule force horizontale est celle du ressort. La deuxième loi de Newton, projetée sur l'axe du mouvement, donne m x¨=−k xm\,\ddot{x} = -k\,x, soit

x¨+km x=0.\ddot{x} + \frac{k}{m}\,x = 0.

Équation de l'oscillateur harmonique. x¨+ω02 x=0\ddot{x} + \omega_0^{2}\,x = 0, avec la pulsation propre

ω0=km(rad⋅s−1).\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} \quad (\mathrm{rad\cdot s^{-1}}).

C'est une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants, sans second membre — celle que vous savez résoudre. Son équation caractéristique est r2+ω02=0r^{2} + \omega_0^{2} = 0, de discriminant strictement négatif, de racines ±iω0\pm i\omega_0 : partie réelle nulle, partie imaginaire ω0\omega_0. D'où la solution générale, sans enveloppe et sans amortissement :

x(t)=Acos⁡(ω0t)+Bsin⁡(ω0t)=Xmcos⁡(ω0t+φ).x(t) = A\cos(\omega_0 t) + B\sin(\omega_0 t) = X_m\cos(\omega_0 t + \varphi).

Ce que chaque symbole désigne, et où il vient.

Tableau : Grandeur, Nom, D'où elle vient, Unité
GrandeurNomD'où elle vientUnité
ω0\omega_0pulsation propredu système : kk et mmrad⋅s−1\mathrm{rad\cdot s^{-1}}
T0=2πω0T_0 = \dfrac{2\pi}{\omega_0}période propredu systèmes\mathrm{s}
f0=1T0=ω02πf_0 = \dfrac{1}{T_0} = \dfrac{\omega_0}{2\pi}fréquence propredu systèmeHz\mathrm{Hz}
XmX_mamplitudedes conditions initialesm\mathrm{m}
φ\varphiphase à l'originedes conditions initialesrad\mathrm{rad}

Cette séparation est le cœur de la leçon : le système fixe la période, l'expérimentateur fixe l'amplitude et la phase. C'est pourquoi la période ne dépend pas de l'amplitude — propriété appelée isochronisme — et c'est ce qui a permis, historiquement, de faire des horloges.

La période, en toutes lettres.

T0=2πmk.T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{m}{k}}.

Lisez-la : une masse plus grande ralentit l'oscillation (T0T_0 augmente), un ressort plus raide l'accélère (T0T_0 diminue). Et c'est bien m/km/k sous la racine, pas k/mk/m — un contrôle d'homogénéité le confirme en dix secondes, puisque kk s'exprime en N⋅m−1=kg⋅s−2\mathrm{N\cdot m^{-1}} = \mathrm{kg\cdot s^{-2}}, donc m/km/k en s2\mathrm{s^{2}}.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : énergie, conditions initiales, pendule

L'énergie, ou l'oscillateur vu autrement. Pour un ressort de raideur kk, l'énergie potentielle élastique vaut Ep=12kx2E_p = \frac{1}{2}k x^{2}, et l'énergie cinétique Ec=12mv2E_c = \frac{1}{2}m v^{2}. Sans frottement, leur somme se conserve. En prenant la position extrême, où la vitesse est nulle :

E=Ec+Ep=12kXm2=constante.E = E_c + E_p = \frac{1}{2}k X_m^{2} = \text{constante}.

Cette écriture est riche. À système fixé et avec la convention de potentiel choisie, elle dit que l’énergie totale ne dépend que de l’amplitude — au carré, donc doubler l'amplitude quadruple l'énergie. Elle donne aussi la vitesse maximale, atteinte au passage par l'équilibre où toute l'énergie est cinétique :

12mvmax⁡2=12kXm2  ⟹  vmax⁡=Xmkm=Xm ω0.\frac{1}{2}m v_{\max}^{2} = \frac{1}{2}k X_m^{2} \implies v_{\max} = X_m\sqrt{\frac{k}{m}} = X_m\,\omega_0.

Ce résultat se retrouve directement en dérivant x(t)=Xmcos⁡(ω0t+φ)x(t) = X_m\cos(\omega_0 t + \varphi) : v(t)=−Xm ω0sin⁡(ω0t+φ)v(t) = -X_m\,\omega_0\sin(\omega_0 t + \varphi), dont l'amplitude est bien Xmω0X_m\omega_0. Deux chemins, un seul résultat — et c'est un bon contrôle.

L’échange, et sa fréquence double. Pour une oscillation non nulle du modèle, au cours d’une période, l'énergie passe deux fois entièrement de la forme cinétique à la forme potentielle : aux deux extrémités, Ec=0E_c = 0 et Ep=EE_p = E ; aux deux passages par le centre, l'inverse. Chaque forme d'énergie oscille donc à la fréquence 2f02f_0, pas f0f_0. La position où les deux se partagent également se trouve en écrivant Ep=E/2E_p = E/2 :

12kx2=12⋅12kXm2  ⟹  x=±Xm2≈±0,71 Xm.\frac{1}{2}kx^{2} = \frac{1}{2}\cdot\frac{1}{2}kX_m^{2} \implies x = \pm\frac{X_m}{\sqrt{2}} \approx \pm 0{,}71\,X_m.

Une valeur remarquable, indépendante du système : c'est toujours à 71 %71\ \% de l'amplitude que l'énergie se partage en deux moitiés égales.

Fixer XmX_m et φ\varphi. Les conditions initiales x(0)=x0x(0) = x_0 et v(0)=v0v(0) = v_0 donnent, à partir de x(t)=Xmcos⁡(ω0t+φ)x(t) = X_m\cos(\omega_0 t + \varphi) :

x0=Xmcos⁡φ,v0=−Xm ω0sin⁡φ,x_0 = X_m\cos\varphi, \qquad v_0 = -X_m\,\omega_0\sin\varphi,

d'où

Xm=x02+(v0ω0)2,tan⁡φ=−v0ω0x0(x0≠0).X_m = \sqrt{x_0^{2} + \left(\frac{v_0}{\omega_0}\right)^{2}}, \qquad \tan\varphi = -\frac{v_0}{\omega_0 x_0}\quad(x_0\ne0).

Quatre cas se retiennent sans calcul et servent de contrôle : lâché sans vitesse depuis x0>0x_0 > 0, φ=0\varphi = 0 ; lâché sans vitesse depuis x0<0x_0 < 0, φ=π\varphi = \pi ; lancé depuis l'équilibre vers les xx positifs, φ=−π/2\varphi = -\pi/2 ; lancé depuis l'équilibre vers les xx négatifs, φ=+π/2\varphi = +\pi/2. Pour x0≠0x_0\ne0, la tangente détermine la phase à π près ; le signe de x0x_0 sélectionne le quadrant. Pour x0=0x_0=0 et v0>0v_0>0, prenez φ=−π/2\varphi=-\pi/2 ; si v0<0v_0<0, prenez φ=+π/2\varphi=+\pi/2. Si x0=v0=0x_0=v_0=0, l’amplitude est nulle et la phase est indéterminée. Pour une amplitude non nulle, une synthèse est φ=atan2⁡(−v0/ω0,x0)\varphi=\operatorname{atan2}(-v_0/\omega_0,x_0) modulo 2π2\pi.

Le ressort vertical dans le même modèle linéaire. Le mouvement reste dans la plage élastique, sans détente ni perte de contact, avec le même k constant. Suspendue, la masse s'immobilise à un allongement statique xeˊq=mg/kx_{\text{éq}} = mg/k. En repérant la position à partir de cette nouvelle origine, le poids disparaît de l'équation : il est exactement compensé par la tension supplémentaire du ressort. On retrouve X¨+ω02X=0\ddot{X} + \omega_0^{2}X = 0 avec le même ω0=k/m\omega_0 = \sqrt{k/m}. La période d'un oscillateur vertical est celle de l'oscillateur horizontal ; seule la position d'équilibre a bougé. C'est un résultat contre-intuitif, et un classique d'oral.

---

Le pendule simple : un second oscillateur, sous condition. Une masse ponctuelle au bout d’un fil tendu inextensible de longueur ℓ\ell et de masse négligeable, suspendu à un support fixe, dans une pesanteur uniforme ; résistances négligées. En projetant la deuxième loi de Newton sur la direction orthoradiale, on obtient

θ¨+gℓsin⁡θ=0.\ddot{\theta} + \frac{g}{\ell}\sin\theta = 0.

Cette équation n'est pas celle d'un oscillateur harmonique : sin⁡θ\sin\theta n'est pas proportionnel à θ\theta. Mais le développement limité vu en mathématiques donne sin⁡θ=θ−θ36+o(θ4)\sin\theta = \theta - \frac{\theta^{3}}{6} + o(\theta^{4}), donc pour de petits angles en radians :

θ¨+gℓ θ≈0,ω0=gℓ,T0=2πℓg.\ddot{\theta} + \frac{g}{\ell}\,\theta \approx 0, \qquad \omega_0 = \sqrt{\frac{g}{\ell}}, \qquad T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}}.

Deux remarques décisives. D'abord, la masse a disparu : la période d'un pendule ne dépend pas de la masse suspendue, dans l’approximation harmonique, seulement de sa longueur et du champ de pesanteur ; hors petits angles, l’amplitude intervient aussi. Ensuite, l'approximation exige des radians — sin⁡θ≈θ\sin\theta \approx \theta est faux en degrés, et c'est une erreur qui se voit d'un facteur 5757.

Jusqu'où l'approximation tient-elle ? La période réelle croît avec l'amplitude. La formule de Borda, qu’on admet ici comme développement aux petites amplitudes, en donne le premier terme correctif :

T≈T0(1+θ0216),θ0 en radians.T \approx T_0\left(1 + \frac{\theta_0^{2}}{16}\right), \qquad \theta_0 \text{ en radians}.

À θ0=10°=0,175\theta_0 = 10° = 0{,}175 rad, l'écart relatif vaut θ02/16=0,0019\theta_0^{2}/16 = 0{,}0019, soit +0,19 %+0{,}19\ \% : à comparer à l’incertitude effectivement estimée du chronométrage. À 30°30°, il monte à 1,7 %1{,}7\ \%, écart dont la détection dépend du protocole et de l’incertitude. L'isochronisme n'est donc pas une loi de la nature : c'est une approximation dont on sait chiffrer le domaine de validité, et savoir le chiffrer vaut mieux que de la réciter.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : un ressort, puis un pendule

Énoncé. Dans les hypothèses du modèle harmonique annoncées, un chariot de masse m=0,250m = 0{,}250 kg glisse sans frottement sur un banc à coussin d'air horizontal, relié à un ressort de raideur k=25k = 25 N/m. On l'écarte de Xm=4,0X_m = 4{,}0 cm de sa position d'équilibre et on le lâche sans vitesse initiale, à l'instant t=0t = 0.

  1. Calculer la pulsation propre, la période propre et la fréquence propre.
  2. Calculer l'énergie mécanique et la vitesse maximale du chariot.
  3. En quelle position l'énergie cinétique est-elle égale à l'énergie potentielle ?
  4. Écrire x(t)x(t).
  5. On remplace le dispositif par un pendule simple de longueur ℓ=0,60\ell = 0{,}60 m, écarté de θ0=10°\theta_0 = 10°. Calculer sa période, puis l'écart à la formule des petits angles donné par la formule de Borda T≈T0(1+θ02/16)T \approx T_0(1 + \theta_0^{2}/16). On donne g=9,81g = 9{,}81 m⋅s−2\mathrm{m\cdot s^{-2}}.

---

1. Les trois grandeurs du système.

ω0=km=250,250=100=10,0 rad⋅s−1.\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} = \sqrt{\frac{25}{0{,}250}} = \sqrt{100} = 10{,}0\ \mathrm{rad\cdot s^{-1}}.
T0=2πω0=2π10,0=0,628 s,f0=1T0=1,59 Hz.T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = \frac{2\pi}{10{,}0} = 0{,}628\ \mathrm{s}, \qquad f_0 = \frac{1}{T_0} = 1{,}59\ \mathrm{Hz}.

Contrôle d'homogénéité. kk en N⋅m−1=kg⋅s−2\mathrm{N\cdot m^{-1}} = \mathrm{kg\cdot s^{-2}}, donc k/mk/m en s−2\mathrm{s^{-2}} et sa racine en s−1\mathrm{s^{-1}}. ✓\checkmark Aucune de ces trois valeurs ne dépend de l'amplitude : elles sont fixées par le chariot et le ressort, un point c'est tout.

2. Énergie et vitesse maximale. L'amplitude en unités du système international vaut Xm=4,0×10−2X_m = 4{,}0 \times 10^{-2} m.

E=12kXm2=12×25×(4,0×10−2)2=12×25×1,6×10−3=2,0×10−2 J=20 mJ.E = \frac{1}{2}k X_m^{2} = \frac{1}{2}\times 25 \times (4{,}0\times10^{-2})^{2} = \frac{1}{2}\times 25 \times 1{,}6\times10^{-3} = 2{,}0\times10^{-2}\ \mathrm{J} = 20\ \mathrm{mJ}.
vmax⁡=Xm ω0=4,0×10−2×10,0=0,40 m⋅s−1.v_{\max} = X_m\,\omega_0 = 4{,}0\times10^{-2} \times 10{,}0 = 0{,}40\ \mathrm{m\cdot s^{-1}}.

Contrôle par l'autre chemin. 12mvmax⁡2=12×0,250×0,402=12×0,250×0,16=2,0×10−2\frac{1}{2}mv_{\max}^{2} = \frac{1}{2}\times0{,}250\times0{,}40^{2} = \frac{1}{2}\times0{,}250\times0{,}16 = 2{,}0\times10^{-2} J. On retrouve exactement EE. ✓\checkmark Les deux expressions de l'énergie coïncident : c'est la conservation, vérifiée numériquement.

3. Le partage de l'énergie. On veut Ec=EpE_c = E_p, donc Ep=E/2E_p = E/2 :

12kx2=12×2,0×10−2  ⟹  x2=2,0×10−225=8,0×10−4  ⟹  x=±2,8×10−2 m.\frac{1}{2}kx^{2} = \frac{1}{2}\times 2{,}0\times10^{-2} \implies x^{2} = \frac{2{,}0\times10^{-2}}{25} = 8{,}0\times10^{-4} \implies x = \pm 2{,}8\times10^{-2}\ \mathrm{m}.

Soit ±2,8\pm 2{,}8 cm, ce qui est bien Xm/2=4,0/1,414=2,83X_m/\sqrt{2} = 4{,}0/1{,}414 = 2{,}83 cm. ✓\checkmark Le chariot passe donc quatre fois par période par une position où les deux énergies sont égales.

4. L'équation horaire. Le chariot est lâché sans vitesse depuis x0=+Xmx_0 = +X_m : l'amplitude est directement XmX_m, et la phase à l'origine est nulle, puisque cos⁡(0)=1\cos(0) = 1 donne bien x(0)=Xmx(0) = X_m et v(0)=−Xmω0sin⁡(0)=0v(0) = -X_m\omega_0\sin(0) = 0.

x(t)=4,0×10−2 cos⁡ ⁣(10,0 t) (m),v(t)=−0,40 sin⁡ ⁣(10,0 t) (m⋅s−1).x(t) = 4{,}0\times10^{-2}\,\cos\!\left(10{,}0\,t\right) \ \mathrm{(m)}, \qquad v(t) = -0{,}40\,\sin\!\left(10{,}0\,t\right) \ \mathrm{(m\cdot s^{-1})}.

5. Le pendule.

T0=2πℓg=2π0,609,81=2π6,116×10−2=2π×0,2473=1,554 s.T_0 = 2\pi\sqrt{\frac{\ell}{g}} = 2\pi\sqrt{\frac{0{,}60}{9{,}81}} = 2\pi\sqrt{6{,}116\times10^{-2}} = 2\pi \times 0{,}2473 = 1{,}554\ \mathrm{s}.

Sur dix oscillations, un chronomètre lirait environ 15,515{,}5 s — c'est ainsi qu'on mesure une période au laboratoire, pour répartir l’incertitude des deux déclenchements sur dix périodes, ce qui ne constitue pas dix mesures indépendantes.

Correction de Borda. On convertit d'abord l'angle : θ0=10°=10×π180=0,1745\theta_0 = 10° = 10 \times \dfrac{\pi}{180} = 0{,}1745 rad. Alors

θ0216=(0,1745)216=3,046×10−216=1,90×10−3,\frac{\theta_0^{2}}{16} = \frac{(0{,}1745)^{2}}{16} = \frac{3{,}046\times10^{-2}}{16} = 1{,}90\times10^{-3},

soit un écart relatif de +0,19 %\mathbf{+0{,}19\ \%}, et une période réelle T≈1,554×1,0019=1,557T \approx 1{,}554 \times 1{,}0019 = 1{,}557 s. L’écart vaut environ trois millisecondes par période ; sa négligence éventuelle se décide selon l’incertitude et la précision demandée. À 30°30° en revanche, θ0=0,524\theta_0 = 0{,}524 rad et l'écart monterait à 1,7 %1{,}7\ \%, soit 2727 ms — à confronter à l’incertitude d’une mesure de dix périodes.

Contrôle général. Quatre réflexes. (a) Convertir en unités du système international AVANT tout calcul — centimètres en mètres, degrés en radians. (b) Vérifier l'homogénéité de chaque racine carrée : m/km/k et ℓ/g\ell/g sont des temps au carré, k/mk/m et g/ℓg/\ell des inverses de temps au carré. (c) Recalculer l'énergie par les deux chemins, cinétique au centre et potentielle au bord : elles doivent coïncider. (d) Se demander si la réponse dépend de l'amplitude : la période, non ; l'énergie et la vitesse maximale, oui.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : l'échange entre les deux énergies

Lisez les trois bandes du dessin existant. En haut, les trois positions du chariot montrent les extrêmes et le passage par l’équilibre du modèle linéaire sans pertes. Aux extrêmes, la vitesse est nulle et l’énergie potentielle maximale ; à l’équilibre, la vitesse scalaire est maximale. Les positions x=±Xm/2x=\pm X_m/\sqrt2 partagent l’énergie en deux.

Au milieu, position et composante de vitesse sont tracées sur deux périodes, avec des échelles verticales propres à chaque grandeur. Le quart de période hachuré indique leur déphasage. Une vitesse négative est un mouvement vers les x décroissants, pas une norme négative.

En bas, Ep=Ecos⁡2(ω0t)E_p=E\cos^2(\omega_0t) et Ec=Esin⁡2(ω0t)E_c=E\sin^2(\omega_0t) varient à période T0/2T_0/2, tandis que la somme reste constante. Quatre repères sont marqués dans la première période ; le phénomène se répète dans la seconde. Ces instants isolés supposent une oscillation non nulle. Agrandir l’amplitude dans la plage linéaire change les échelles, pas la période du modèle.

Oscillateur harmonique : le chariot sur ressort, ses courbes horaires de position et de vitesse, et l'échange entre énergie cinétique et énergie potentielle — Trois bandes empilées. Bande du haut : trois vignettes à la même échelle (mur ha…
Oscillateur harmonique : le chariot sur ressort, ses courbes horaires de position et de vitesse, et l'échange entre énergie cinétique et énergie potentielle · Ouvrir la figure en grand

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Sources

  • OpenStaxUP1,15.1, rappel linéaire et absence amortissement : https://openstax.org/books/university-physics-volume-1/pages/15-1-simple-harmonic-motion
  • OpenStaxUP1,15.4, modèle pendule et petits angles : https://openstax.org/books/university-physics-volume-1/pages/15-4-pendulums
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de physique-chimie de la classe de MPSI, partie « Oscillateur harmonique » (système masse-ressort, pulsation propre, solution sinusoïdale, énergie ; pendule simple et isochronisme des petites oscillations)
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de physique-chimie de la classe de PCSI, partie homologue sur l'oscillateur harmonique
  • D. Halliday, R. Resnick, J. Walker, Physique (3 vol.), Dunod — chapitre « Oscillations » (masse-ressort, énergie de l'oscillateur, pendule simple)

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