Droit et économie · Terminale · 3 min de lecture
Raisonner sur le respect du corps, le consentement et les limites des actes
Expliquer la primauté de la personne et le respect du corps humain (articles 16 et 16-1 du Code civil, cités par le programme), les principes d’inviolabilité (consentement éclairé du patient) et d’indisponibilité du corps humain (prohibition des contrats de gestation pour autrui, sauf exceptions comme le don de sang ou d’organe), et situer les débats sur l’assistance médicale à la procréation et la fin de vie.
Chapitre du programme : DGEMC — Partie 2 - Des questions juridiques contemporaines
Bloc 1 sur 7 · Comprendre
Comprendre
La bioéthique interroge notamment les pratiques biomédicales et leurs conséquences pour les personnes. Le droit leur donne un cadre qui protège la dignité et le corps humain, tout en autorisant certaines interventions sous conditions. Un débat éthique peut éclairer l’évolution des règles ; il ne se confond pas avec le texte applicable à un acte précis.
Bloc 2 sur 7 · Approfondir
Approfondir
Le Code civil protège le corps humain, son intégrité et son caractère non patrimonial. Cela n’interdit pas toute intervention médicale : l’article 16-3 prévoit la nécessité médicale pour la personne ou, exceptionnellement, l’intérêt thérapeutique d’autrui. Le consentement préalable est requis dans le cadre indiqué, avec une exception lorsque l’état de la personne rend nécessaire une intervention thérapeutique à laquelle elle ne peut consentir. Ces principes s’articulent avec des règles particulières selon l’acte, la personne et les circonstances.
Bloc 3 sur 7 · Exemple
Exemple guidé
Situation fictive. Une personne reçoit une information sur une intervention envisagée et exprime son accord. Cet accord constitue un élément à examiner, mais il ne suffit pas à rendre licite n’importe quel acte sur le corps : finalité, nécessité et conditions particulières restent à vérifier. Dans une autre scène, une personne ne peut pas exprimer sa volonté et une intervention thérapeutique est nécessaire ; le texte prévoit un cadre d’exception, sans autoriser toute intervention pour simple commodité.
Bloc 4 sur 7 · Visualiser
Visualiser
| Question | Élément à distinguer |
|---|---|
| Quel acte ? | Soin, recherche, don ou autre dispositif avec ses règles propres |
| Quel objectif ? | Finalité et nécessité juridiquement admises |
| Quelle volonté ? | Information, consentement et capacité d’expression |
| Quelle exception ? | Conditions précises, pas simple préférence de l’intervenant |
| Quelles protections ? | Intégrité, dignité et garanties particulières |
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Sources
- Légifrance, Code civil article 16-1, respect et non-patrimonialité du corps : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006419293/
- Légifrance, Code civil article 16-3, intégrité et consentement : https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006419297/
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