Droit et économie · Terminale · 3 min de lecture
Relier Constitution, séparation des pouvoirs et QPC
Situer la Constitution de 1958 au sommet de l’ordre juridique interne ; expliquer la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire et son but (limiter l’arbitraire) ; suivre l’élaboration d’une loi jusqu’à sa promulgation ; distinguer le contrôle de constitutionnalité a priori par le Conseil constitutionnel et la question prioritaire de constitutionnalité soulevée à l’occasion d’une instance en cours.
Chapitre du programme : DGEMC — Partie 1 - Comment le droit est-il organisé ?
Bloc 1 sur 7 · Comprendre
Comprendre
La Constitution organise les institutions et garantit des droits dans un ensemble de normes constitutionnelles. La séparation des pouvoirs vise à éviter leur concentration sans contrôle : elle ne signifie pas absence de relations entre institutions. En France, le Parlement vote la loi, contrôle le Gouvernement et évalue les politiques publiques ; le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation dans le cadre constitutionnel. Les fonctions juridictionnelles et leurs garanties doivent être distinguées de ces fonctions politiques.
Bloc 2 sur 7 · Approfondir
Approfondir
La QPC permet, à l’occasion d’un litige, de contester une disposition législative au regard des droits et libertés garantis par la Constitution. Ce n’est pas un courrier adressé librement au Conseil constitutionnel pour contester n’importe quelle règle. Il existe des filtres juridictionnels, notamment par le Conseil d’État ou la Cour de cassation selon l’ordre concerné. Seul le Conseil constitutionnel statue sur la constitutionnalité dans cette procédure.
Bloc 3 sur 7 · Exemple
Exemple guidé
Dossier fictif. Une partie à un procès conteste une disposition législative applicable à son litige en invoquant un droit constitutionnel. Il faut vérifier la recevabilité et les conditions de transmission, puis de renvoi éventuel. Le fait qu’elle affirme une atteinte ne prouve ni que la QPC sera renvoyée ni que la disposition sera abrogée. Une simple contestation d’un règlement ou du désaccord avec les faits retenus ne doit pas être traitée automatiquement comme la même question.
Bloc 4 sur 7 · Visualiser
Visualiser
| Niveau d’analyse | Question à examiner |
|---|---|
| Organisation constitutionnelle | Qui décide et qui contrôle dans le cadre applicable ? |
| Objet de la QPC | Une disposition législative est-elle visée ? |
| Lien avec le procès | Est-elle applicable au litige, à la procédure ou aux poursuites ? |
| Examen préalable | A-t-elle déjà été déclarée conforme, sous réserve du changement de circonstances ? |
| Filtrage | Quel critère de sérieux ou de nouveauté s’applique au stade concerné ? |
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Sources
- Constitution, articles20–24 et déclaration1789article16 : https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/divers/texte_reference/01_constitution.html
- Conseil constitutionnel, guide pratique QPC : https://qpc360.conseil-constitutionnel.fr/guide-pratique-qpc
- Conseil d’État, conditions de transmission QPC : https://www.conseil-etat.fr/decisions-de-justice/jurisprudence/analyses-de-jurisprudence/dossiers-thematiques/la-question-prioritaire-de-constitutionnalite-devant-la-juridiction-administrative
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