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Droit et économie · Première · 4 min de lecture

Consommer ou épargner : propensions moyennes et marginales

Calculer et interpréter la propension moyenne à consommer (consommation / revenu disponible), la propension marginale à consommer (variation de la consommation / variation du revenu) et leurs équivalents pour l’épargne, dont le taux d’épargne.

Chapitre du programme : Économie — thème 3 : Comment les ménages décident-ils d’affecter leur revenu ?

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : partager son revenu disponible

Le revenu disponible est ce dont un ménage dispose réellement pour consommer ou épargner. Il le partage en deux :

revenu disponible=consommation+eˊpargne.\text{revenu disponible} = \text{consommation} + \text{épargne}.

La propension moyenne à consommer (PMC) indique la part du revenu disponible consacrée à la consommation :

PMC=CR.\text{PMC} = \dfrac{C}{R}.

La propension moyenne à épargner (PME) indique la part épargnée : PME=SR\text{PME} = \dfrac{S}{R}.

Comme tout le revenu est soit consommé, soit épargné : PMC+PME=1\text{PMC} + \text{PME} = 1.

Le taux d’épargne est la propension moyenne à épargner exprimée en pourcentage : l’épargne rapportée au revenu disponible, multipliée par 100.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : que devient l’euro supplémentaire ?

Une propension moyenne compare des niveaux. Une propension marginale compare des variations : elle dit ce que devient chaque euro supplémentaire de revenu.

PmC=ΔCΔR,PmE=ΔSΔR=1−PmC.\text{PmC} = \dfrac{\Delta C}{\Delta R}, \qquad \text{PmE} = \dfrac{\Delta S}{\Delta R} = 1 - \text{PmC}.

Pourquoi les distinguer ? Un ménage peut consommer 8585 % de son revenu en moyenne, mais seulement 6060 % d’un supplément de revenu : il épargne davantage la part nouvelle. Les deux propensions sont alors différentes, et la propension moyenne change quand le revenu augmente.

Interpréter. Une PmC proche de 1 signifie qu’une hausse de revenu se transforme presque entièrement en consommation ; une PmC plus faible, qu’elle est en bonne partie épargnée. Le programme invite à relier ces comportements aux déterminants de la consommation et de l’épargne.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : réunir deux variations inégales

Données mensuelles fictives d'un même ménage. À trois dates successives, on observe les couples revenu disponible/consommation suivants : 1 800/1 4401\,800/1\,440 €, puis 1 950/1 5301\,950/1\,530 €, puis 1 990/1 5581\,990/1\,558 €. On suppose ici revenu = consommation + épargne à chaque date.

Lire les niveaux. À la première date, la propension moyenne à consommer vaut 1 440/1 800=0,801\,440/1\,800=0,80. L'épargne est 360360 €, soit 2020 % du revenu.

Distinguer les deux variations. Entre les deux premières dates, le revenu augmente de 150150 € et la consommation de 9090 € : la propension marginale vaut 90/150=0,6090/150=0,60. Entre les deux dernières, les hausses sont de 4040 € et 2828 € : elle vaut 28/40=0,7028/40=0,70.

Traiter l'intervalle complet. Du début à la fin, les variations sont 190190 € et 118118 €. Le rapport vaut donc 118/190≈0,621118/190\approx0,621, et non la moyenne simple (0,60+0,70)/2=0,65(0,60+0,70)/2=0,65. Les variations de revenu n'ont pas la même taille : la moyenne appropriée est pondérée par 150150 et 4040.

Vérifier avec l'épargne. Elle augmente au total de 190−118=72190-118=72 € ; le rapport marginal à épargner vaut 72/190≈0,37972/190\approx0,379. Les deux rapports exacts font 11. Ces observations fictives ne prouvent pas qu'une même propension restera constante dans toutes les situations futures.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : niveaux contre variations

Tableau : Date 1, Date 2, Date 3, Variation totale
Date 1Date 2Date 3Variation totale
Revenu disponible RR1 800 €1 950 €1 990 €+190 €
Consommation CC1 440 €1 530 €1 558 €+118 €
Épargne SS360 €420 €432 €+72 €

Les colonnes de date servent aux propensions moyennes. Une propension marginale demande de choisir les deux dates et d'utiliser les variations correspondantes. Sur l'ensemble de la période, les rapports exacts sont 118/190118/190 pour consommer et 72/19072/190 pour épargner ; ils font 11 au total.

Les deux sous-périodes n'ont pas le même poids : la hausse de revenu de 150150 € pèse davantage que celle de 4040 €. On ne prend pas une moyenne simple de leurs propensions marginales.

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Sources

  • Arrêté du 17-1-2019, BO spécial n°1 du 22 janvier 2019 (NOR MENE1901646A) — annexe 1, programme de droit et économie de première STMG (https://eduscol.education.fr/document/25015/download) — économie, thème 3, sous-thème III.1 « L’arbitrage entre consommation et épargne »
  • INSEE, définitions « Revenus primaires » (23/09/2021), « Revenu disponible » (08/07/2021), « Taux d’épargne » (28/01/2021) (https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1196, c1458, c1824)

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