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Physique · Prépa 1re année · 17 min de lecture

L'oscillateur harmonique amorti en régime libre

Oscillateur à un degré de liberté soumis à un frottement fluide : mise sous forme canonique avec la pulsation propre et le facteur de qualité, les trois régimes (apériodique, critique, pseudo-périodique), pseudo-période, décrément logarithmique, temps de relaxation et décroissance de l'énergie mécanique.

Chapitre du programme : Signaux physiques

Bloc 1 sur 7 · Comprendre

Comprendre : trois régimes, un seul paramètre

Vous savez déjà écrire l'équation d'un système masse-ressort idéal et en tirer une sinusoïde qui dure éternellement. Aucun oscillateur réel ne se comporte ainsi : une masse suspendue finit par s'arrêter, un pendule aussi, une aiguille de galvanomètre aussi. Il manque une force à l'équation, et cette force change tout.

Le modèle. Masse ponctuelle ou translation sans rotation, ressort de masse négligeable linéaire dans sa plage élastique et support fixe, référentiel assimilé galiléen. Le fluide est au repos ; la traînée linéaire est une hypothèse du régime de vitesse retenu. Masse, raideur et coefficient de frottement sont constants, sans entraînement extérieur. Une masse mm est reliée à un ressort de raideur kk et subit un frottement fluide, force opposée à la vitesse et proportionnelle à son intensité : f⃗=−αv⃗\vec{f} = -\alpha \vec{v}, avec α>0\alpha > 0 en N·s·m⁻¹. En repérant par xx l'écart à la position d'équilibre, la deuxième loi de Newton projetée sur l'axe du mouvement donne

m x¨=−k x−α x˙,soitx¨+αm x˙+km x=0.m\,\ddot{x} = -k\,x - \alpha\,\dot{x}, \qquad \text{soit} \qquad \ddot{x} + \frac{\alpha}{m}\,\dot{x} + \frac{k}{m}\,x = 0.

(Si le ressort vertical reste linéaire, sans détente ni perte de contact, le poids ne fait que déplacer la position d'équilibre : en repérant xx à partir de cette nouvelle position, l'équation est identique. C'est le même argument qu'en régime non amorti.)

La forme canonique, et pourquoi elle existe. On ne garde pas mm, kk et α\alpha : on les remplace par deux grandeurs qui ont un sens physique et dont l'une est sans dimension.

x¨+ω0Q x˙+ω0 2 x=0,ω0=km,Q=m ω0α=k mα.\ddot{x} + \frac{\omega_0}{Q}\,\dot{x} + \omega_0^{\,2}\,x = 0, \qquad \omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}}, \qquad Q = \frac{m\,\omega_0}{\alpha} = \frac{\sqrt{k\,m}}{\alpha}.

ω0\omega_0 est la pulsation propre — celle qu'aurait l'oscillateur sans frottement — et QQ le facteur de qualité, nombre sans unité qui mesure la faiblesse de l'amortissement : QQ grand, oscillateur peu amorti.

Vérifiez l’homogénéité, c'est instructif : αx˙\alpha \dot{x} est une force, donc α\alpha s'exprime en N·s·m⁻¹ = kg·s⁻¹ ; mω0m\omega_0 aussi ; leur quotient est donc bien un nombre pur. Tout l'intérêt est là : deux oscillateurs de tailles très différentes qui ont le même QQ ont la même équation normalisée ; leurs mouvements ont la même allure si les conditions initiales normalisées correspondent, à un changement d'échelle près sur le temps et sur l'amplitude.

Trois régimes, décidés par un seul test. L'équation caractéristique r2+ω0Q r+ω0 2=0r^2 + \dfrac{\omega_0}{Q}\,r + \omega_0^{\,2} = 0 a pour discriminant

Δ=ω0 2Q2−4 ω0 2=ω0 2(1Q2−4),\Delta = \frac{\omega_0^{\,2}}{Q^2} - 4\,\omega_0^{\,2} = \omega_0^{\,2}\left(\frac{1}{Q^2} - 4\right),

dont le signe ne dépend que de QQ comparé à 12\dfrac{1}{2}.

  • Q<12Q < \dfrac{1}{2} : Δ>0\Delta > 0, deux racines réelles négatives. Le mouvement est la somme de deux exponentielles décroissantes : la masse revient à l'équilibre sans osciller. C'est le régime apériodique (ou fortement amorti).
  • Q=12Q = \dfrac{1}{2} : Δ=0\Delta = 0, une racine double r=−ω0r = -\omega_0. Le mouvement s'écrit (A+Bt) e−ω0t(A + Bt)\,\mathrm{e}^{-\omega_0 t} : pas d'oscillation non plus. C'est le régime critique, sans que cela garantisse un retour sans franchissement pour toutes conditions initiales. La comparaison de rapidité exige un protocole précis.
  • Q>12Q > \dfrac{1}{2} : Δ<0\Delta < 0, deux racines complexes conjuguées. Le mouvement oscille en s'éteignant : c'est le régime pseudo-périodique, celui où une pseudo-période et une enveloppe oscillante sont définies, et le seul que la suite de la leçon détaille.

Comparer des retours. Fixez m et k, les conditions initiales et une tolérance de retour. Pour le lâcher au repos représenté, les courbes critique et apériodique reviennent sans franchissement ; la critique atteint ici le seuil1% avant l’apériodique plus amortie. Ce n’est pas un théorème pour toutes vitesses initiales : en régime critique, x(t)=(0,05−t)e−20tx(t)=(0{,}05-t)e^{-20t} franchit zéro à0,05 s. Le retour vers l’équilibre est asymptotique, pas une arrivée exacte en temps fini. Les amortisseurs réels dépendent de leurs contraintes, ils ne suivent pas tous un réglage universel.

Bloc 2 sur 7 · Approfondir

Approfondir : pseudo-période, décrément, énergie

Le régime pseudo-périodique (Q>12Q > \frac{1}{2}) mérite d'être décrit en détail, car sa pseudo-période et le rapport de maxima permettent une caractérisation pratique, sans exclure la mesure des autres régimes.

La solution, et ce qu'elle contient. Les racines de l'équation caractéristique s'écrivent r=−ω02Q±i ωr = -\dfrac{\omega_0}{2Q} \pm \mathrm{i}\,\omega, avec

ω=ω01−14Q2.\omega = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}}.

La solution réelle est donc

x(t)=A e−ω02Q tcos⁡(ωt+φ),x(t) = A\,\mathrm{e}^{-\frac{\omega_0}{2Q}\,t}\cos(\omega t + \varphi),

AA et φ\varphi étant fixés par les conditions initiales. Elle se lit en deux morceaux : un cosinus, qui fait osciller, et une exponentielle décroissante, l'enveloppe, qui écrase progressivement les oscillations.

Ce n'est pas une période, et ω\omega n'est pas une pulsation propre. Le mouvement n'est pas périodique : x(t+T)≠x(t)x(t + T) \neq x(t), puisque l'enveloppe a baissé entre-temps. Ce qui se répète, c'est le passage par zéro dans le même sens et la succession des extrema. On parle donc de pseudo-pulsation ω\omega et de pseudo-période

T=2πω=T01−14Q2  >  T0.T = \frac{2\pi}{\omega} = \frac{T_0}{\sqrt{1 - \dfrac{1}{4Q^2}}} \;>\; T_0.

La racine carrée est un nombre strictement compris entre 00 et 11 : la pseudo-période est toujours plus grande que la période propre. Le frottement ralentit l'oscillateur, il ne l'accélère jamais. Pour Q=10Q = 10, l'écart n'est que de 0,13 %0{,}13\ \% : c'est pourquoi, pour un oscillateur peu amorti, on confond en pratique TT et T0T_0 — mais on sait dans quel sens on triche.

Le temps de relaxation. L'enveloppe est A e−t/τA\,\mathrm{e}^{-t/\tau} avec

τ=2Qω0=2mα.\tau = \frac{2Q}{\omega_0} = \frac{2m}{\alpha}.

Dans le régime pseudo-périodique, c’est le temps au bout duquel l’enveloppe a été divisée par e\mathrm{e}. Notez bien que τ\tau ne dépend que de mm et de α\alpha : la raideur intervient dans la pseudo-pulsation, tandis que ce taux exponentiel d’enveloppe vaut alpha/(2m). Dans les régimes non oscillants, le taux lent du retour ne se résume pas à ce seul tau.

Le décrément logarithmique. On mesure sur un enregistrement deux élongations non nulles séparées d’une pseudo-période, x(t)x(t) et x(t+T)x(t + T). Leur rapport ne dépend pas de tt :

x(t)x(t+T)=e−t/τe−(t+T)/τ=eT/τ.\frac{x(t)}{x(t+T)} = \frac{\mathrm{e}^{-t/\tau}}{\mathrm{e}^{-(t+T)/\tau}} = \mathrm{e}^{T/\tau}.

On appelle décrément logarithmique le logarithme de ce rapport :

δ=ln⁡x(t)x(t+T)=Tτ=2π4Q2−1.\delta = \ln\frac{x(t)}{x(t+T)} = \frac{T}{\tau} = \frac{2\pi}{\sqrt{4Q^2 - 1}}.

C'est le logarithme du rapport, pas le rapport : la confusion coûte cher, et elle se repère à l'ordre de grandeur (δ\delta vaut typiquement quelques dixièmes, le rapport vaut quelques unités). Le décrément est la grandeur qu'on mesure vraiment : il suffit de deux maxima homologues de même signe, séparés de T, lus sur une acquisition pour en tirer QQ, puis α\alpha.

En notant AnA_n les valeurs absolues d’extrema homologues de même signe, après nn pseudo-périodes cette amplitude est divisée par enδ\mathrm{e}^{n\delta} :

An=A0 e−nδ.A_n = A_0\,\mathrm{e}^{-n\delta}.

L’énergie instantanée. Dans ce modèle, E=12mx˙2+12kx2E=\frac12m\dot x^2+\frac12kx^2 vérifie exactement E′=−αx˙2≤0E'= -\alpha\dot x^2\le0. La dissipation peut augmenter les énergies internes du mobile et du fluide ; ce n’est pas une chaleur stockée. L’énergie instantanée n’est pas, en général, exactement E0e−2t/τE_0e^{-2t/\tau} : à un lâcher au repos sa dérivée initiale est nulle.

Aux mêmes phases espacées de T, x et sa dérivée sont tous deux multipliés par e−T/τe^{-T/\tau}, d’où l’identité exacte E(t+T)=e−2T/τE(t)E(t+T)=e^{-2T/\tau}E(t). Une loi exponentielle continue pour l’énergie moyenne sur les oscillations est une approximation de faible amortissement, de temps caractéristique τ/2\tau/2. Dans cette limite,

Q≃2πeˊnergie stockeˊeeˊnergie perdue par pseudo-peˊriode.Q\simeq2\pi\frac{\text{énergie stockée}}{\text{énergie perdue par pseudo-période}}.

Le nombre d’oscillations visibles dépend aussi de l’amplitude initiale et du seuil de détection ; Q ne le fixe pas à lui seul.

Retour sur le régime critique. En régime apériodique, une racine lente est r+=−ω02Q(1−1−4Q2)r_+=-\frac{\omega_0}{2Q}(1-\sqrt{1-4Q^2}). Son temps caractéristique augmente avec alpha à m/k fixés, mais son coefficient dépend des conditions initiales. La comparaison graphique de retours depuis le repos reste donc bornée à ce protocole. La condition critique est α=2km\alpha=2\sqrt{km}, soit, à k et alpha fixés,

mc=α24k.m_c=\frac{\alpha^2}{4k}.

Et le circuit RLC ? Un circuit RLC série obéit à la même équation, avec ω0=1LC\omega_0 = \dfrac{1}{\sqrt{LC}} et Q=1RLCQ = \dfrac{1}{R}\sqrt{\dfrac{L}{C}} : trois régimes, pseudo-période, décrément, tout se transpose. C'est l'objet d'une autre fiche du même cycle ; ici, il suffit de savoir que l’analogie est exacte pour composants idéaux linéaires et constants, variables et conditions initiales correspondantes.

Bloc 3 sur 7 · Exemple

Exemple guidé : un ressort freiné par un fluide

Énoncé. Dans les hypothèses du modèle linéaire annoncées, une masse m=0,200m = 0{,}200 kg glisse sur un banc horizontal, reliée à un ressort de raideur k=80,0k = 80{,}0 N·m⁻¹ ; une palette plongée dans un liquide exerce sur elle une force de frottement fluide f⃗=−αv⃗\vec{f} = -\alpha\vec{v} avec α=0,800\alpha = 0{,}800 N·s·m⁻¹. On l'écarte de A0=5,00A_0 = 5{,}00 cm et on la lâche sans vitesse initiale.

  1. Déterminer la pulsation propre et le facteur de qualité, et en déduire le régime.
  2. Calculer la pseudo-période, et la comparer à la période propre.
  3. Calculer le temps de relaxation et le décrément logarithmique.
  4. Quelle amplitude reste-t-il après trois pseudo-périodes ?
  5. Quelle masse faudrait-il pour que ce même dispositif soit en régime critique ?

---

1. Les deux paramètres, et le régime.

ω0=km=80,00,200=400=20,0 rad⋅s−1,\omega_0 = \sqrt{\frac{k}{m}} = \sqrt{\frac{80{,}0}{0{,}200}} = \sqrt{400} = 20{,}0\ \text{rad·s}^{-1},
Q=m ω0α=0,200×20,00,800=4,000,800=5,00.Q = \frac{m\,\omega_0}{\alpha} = \frac{0{,}200 \times 20{,}0}{0{,}800} = \frac{4{,}00}{0{,}800} = 5{,}00.

Comme Q=5,00>12Q = 5{,}00 > \dfrac{1}{2}, le régime est pseudo-périodique : la masse va osciller en s'amortissant. (On aurait obtenu le même nombre par Q=kmα=80,0×0,2000,800=4,000,800Q = \dfrac{\sqrt{km}}{\alpha} = \dfrac{\sqrt{80{,}0 \times 0{,}200}}{0{,}800} = \dfrac{4{,}00}{0{,}800}.)

2. La pseudo-période. La période propre vaut

T0=2πω0=2π20,0≈0,314 s,T_0 = \frac{2\pi}{\omega_0} = \frac{2\pi}{20{,}0} \approx 0{,}314\ \text{s},

et la pseudo-pulsation

ω=ω01−14Q2=20,0×1−1100=20,00,99≈19,90 rad⋅s−1,\omega = \omega_0\sqrt{1 - \frac{1}{4Q^2}} = 20{,}0 \times \sqrt{1 - \frac{1}{100}} = 20{,}0\sqrt{0{,}99} \approx 19{,}90\ \text{rad·s}^{-1},

d'où

T=2πω≈0,316 s.T = \frac{2\pi}{\omega} \approx 0{,}316\ \text{s}.

La pseudo-période dépasse la période propre d'environ 0,50 %0{,}50\ \% : l'écart est réel mais faible, comme il se doit pour Q=5Q = 5. Il est positif, toujours.

3. Relaxation et décrément.

τ=2mα=2×0,2000,800=0,500 s,\tau = \frac{2m}{\alpha} = \frac{2 \times 0{,}200}{0{,}800} = 0{,}500\ \text{s},
δ=Tτ≈0,31570,500≈0,631.\delta = \frac{T}{\tau} \approx \frac{0{,}3157}{0{,}500} \approx 0{,}631.

Contrôle par la formule directe, qui n'utilise que QQ : δ=2π4Q2−1=2π99≈0,631\delta = \dfrac{2\pi}{\sqrt{4Q^2 - 1}} = \dfrac{2\pi}{\sqrt{99}} \approx 0{,}631. Les deux chemins donnent le même nombre, ce qui valide TT au passage. Le rapport de deux maxima successifs vaut e0,631≈1,88\mathrm{e}^{0{,}631} \approx 1{,}88 : chaque oscillation conserve 1/1,88≈53 %1/1{,}88 \approx 53\ \% de l'amplitude précédente, donc en perd 47 %47\ \%. Retenez la hiérarchie des trois nombres : le rapport 1,881{,}88, son logarithme 0,6310{,}631 — c'est le décrément — et le pourcentage conservé 53 %53\ \%. Les confondre est la faute la plus fréquente du chapitre.

4. Après trois pseudo-périodes.

A3=A0 e−3δ≈5,00×e−1,894≈5,00×0,150≈0,75 cm.A_3 = A_0\,\mathrm{e}^{-3\delta} \approx 5{,}00 \times \mathrm{e}^{-1{,}894} \approx 5{,}00 \times 0{,}150 \approx 0{,}75\ \text{cm}.

Au maximum homologue situé à3T, il reste environ7,5 mm. Entre ces instants homologues, l’énergie est multipliée exactement par e−6δe^{-6\delta}, soit environ0,0226 : il en reste environ2,3%. Cela ne pose pas une loi exponentielle exacte à tout instant.

5. La masse critique. Le régime critique exige Q=12Q = \dfrac{1}{2}, soit km=α2\sqrt{km} = \dfrac{\alpha}{2}, donc

mc=α24k=0,80024×80,0=0,640320=2,00×10−3 kg=2,00 g.m_c = \frac{\alpha^2}{4k} = \frac{0{,}800^2}{4 \times 80{,}0} = \frac{0{,}640}{320} = 2{,}00 \times 10^{-3}\ \text{kg} = 2{,}00\ \text{g}.

Autrement dit, avec ce ressort et ce fluide, il faudrait une masse cent fois plus légère pour supprimer les oscillations. À l'inverse, l'amortisseur qu'il faudrait pour rendre critique la masse de 200200 g serait αc=2km=2×4,00=8,00\alpha_c = 2\sqrt{km} = 2 \times 4{,}00 = 8{,}00 N·s·m⁻¹, soit dix fois celui du montage.

Contrôle d'ensemble. T>T0T > T_0 ? Oui, de peu, cohérent avec QQ grand. δ\delta de l'ordre de quelques dixièmes ? Oui. τ\tau de l'ordre de quelques pseudo-périodes ? τ/T≈1,6\tau/T \approx 1{,}6, et le nombre visible demande en plus un seuil de détection et une amplitude initiale. Trois vérifications qui ne coûtent rien et attrapent presque toutes les erreurs de formule.

Bloc 4 sur 7 · Visualiser

Visualiser : les trois régimes et l'enveloppe

Lisez les deux panneaux existants. À gauche, les trois solutions analytiques ont le même départ x0=5 cm, une vitesse initiale nulle et omega0=20 rad/s. Les Q5/0,5/0,15 comparent ces seules conditions initiales. La bande au seuil1% illustre un temps d’établissement choisi, pas une arrivée exacte à l’équilibre ni un classement universel.

À droite, les maxima homologues sont5,00 ;2,66 ;1,42 cm aux instants0,T,2T. Les exponentielles repères ±x0e−t/τ\pm x_0e^{-t/\tau} passent par ces extrema de même phase ; elles ne constituent pas l’enveloppe stricte de la courbe lancée au repos. Pour celle-ci, le coefficient d’enveloppe strict vaut A=x01+(1/(ωτ))2≈5,025A=x_0\sqrt{1+(1/(\omega\tau))^2}\approx5{,}025 cm. La différence est petite mais conceptuellement nécessaire. Le rapport des maxima donne le décrément ; le cartouche agrandit la différence entre T et T0. Les échelles de temps et de position sont distinctes.

Oscillateur amorti : trois régimes pour les mêmes conditions initiales, et la lecture du décrément logarithmique sur la courbe pseudo-périodique — Deux graphiques. À gauche, repère t de 0 à 1,5 s (300 px par seconde, t = 0 en x = 84) et x…
Oscillateur amorti : trois régimes pour les mêmes conditions initiales, et la lecture du décrément logarithmique sur la courbe pseudo-périodique · Ouvrir la figure en grand

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Sources

  • OpenStaxUP1,15.5, modèle traînée linéaire et solutions : https://openstax.org/books/university-physics-volume-1/pages/15-5-damped-oscillations
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de physique-chimie de la classe de MPSI, partie « Signaux physiques » : oscillateur amorti en régime libre (facteur de qualité, régimes apériodique, critique et pseudo-périodique)
  • BO spécial n°1 du 11 février 2021 — programme de physique-chimie de la classe de PCSI, partie « Signaux physiques » : oscillateur amorti en régime libre
  • D. Halliday, R. Resnick, J. Walker, Physique (3 vol.), Dunod — chapitre sur les oscillations amorties

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